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L'Artois est une province historique de l'Ancien Régime, ayant pour capitale Arras, et qui forme aujourd'hui la plus grande partie du Pas-de-Calais.
Que vous souhaitiez garder les pieds sur terre, décoller dans les airs ou vous laisser aller au fil de l’eau, Béthune et le Vert Pays d’Artois saura vous séduire. Composé pour plus de la moitié de communes rurales, il foisonne de sentiers de randonnée agréés.
Pendant plus d'un siècle, la vie en Artois a été tournée vers l'exploitation du charbon. Il en reste des terrils, des chevalets de mines et des musées. Situé entre Béthune et Bruay, Gosnay dispose d'un patrimoine historique et culturel exceptionnel. La ville de Béthune s'est édifiée sur un modeste promontoire qui marque la dernière ondulation des collines de l'Artois, situées au sud. Au nord de la ville, avec le “Bas-Pays de Béthune”, commence à s'étendre la vaste plaine des Flandres.
C'est ainsi que l'on surnomme les habitants du Pas-de-Calais ou, plus précisément, du sud de l'Artois à partir de Noeux-les-Mines (le Béthunois et la région de Lens).
L'origine du sobriquet Boyaux rouges est inconnue. Les trois explications les plus courantes sont en rapport avec les histoires suivantes :
Les soldats artésiens portaient une ceinture de toile rouge: Le surnom leur aurait été donné par les Picards à partir du XVIe siècle. D'autres disent que c'étaient les saisonniers des moissons qui portaient cette ceinture rouge.
Les Artésiens auraient eu le tempérament bouillant:L'Artois est revenue en 1659 à la couronne de France. Elle a conservé ses privilèges et a ainsi échappé à l'impôt impopulaire de la gabelle, l'impôt sur le sel. Le sel
n'étant donc pas cher en Artois, sa consommation y était plus abondante que chez les voisins picards. Jaloux de ce privilège, ils disaient : « I minge't tellemint d'sé qu'i'n n'ont leu boyaux rouches comme un'n crête ed'dindon » (Ils consomment tant de sel que leurs boyaux sont rouges comme une crête de dindon).
La confrérie fut établie en 1188, année où une épidémie de peste s’abattit sur Béthune et Beuvry. Le 21 septembre, jour de la Saint Mathieu, deux maréchaux-ferrants se rencontrent à la source de Quinty, située à la limite des deux communes. Ils ont une céleste vision : saint Eloi, patron des forgerons, leur demande de fonder une « karité », c'est-à-dire une confrérie, pour assister les pauvres, soigner les malades et inhumer les corps pour éloigner les épidémies. Ils sont rejoints par les habitants de Béthune et Beuvry pour accomplir leur tâche. La confrérie des charitables continue son action et rend avec le même respect, le même cérémonial, le même dévouement les derniers devoirs aux défunts de toutes confessions. Riches ou pauvres sont considérés de la même manière.
Le rituel : La procession à Naviaux : chaque année, le dimanche qui suit la Saint Mathieu, les charitables de Saint-Eloi fêtent l’anniversaire de la fondation de leur confrérie. Les charitables de Béthune entament une longue marche traditionnelle jusqu’au parc de Quinty où se feront les retrouvailles symboles d’un rite fort ancien : la rencontre de Germon et Gauthier.
La chambre des charitables : Les gravures, les tableaux, les objets d’art et photographies qui garnissent la chambre attestent de l’ancienneté de la confrérie et de ses traditions ; ils témoignent de son passé.